Discuter avec une femme à Sélestat, tout simplement par téléphone
Il y a des soirs à Sélestat où le silence semble t’appeler, comme une voix discrète qui glisse entre les murs anciens. Parfois, je me surprends à tendre l’oreille, espérant capter ce quelque chose d’inattendu, une rencontre, même fugace, qui viendrait rompre la routine. J’imagine alors la simplicité d’une conversation au téléphone, sans artifice, juste deux voix qui se découvrent, se racontent, se sourient à distance. J’aimerais discuter avec une femme d’ici, partager nos impressions sur la ville, sur la vie, sur ces petits riens qui font tout. Rien de compliqué, juste la douceur d’un échange vrai, sans pression, sans masque. Peut-être qu’au détour d’un appel, une complicité naîtra, légère et sincère, comme un rayon de soleil sur les pavés de Sélestat.
Il y a des soirs à Sélestat où le silence de mon appartement, quelque part entre la vieille ville et le quartier de la Filature, semble m’appeler. C’est un appel discret, presque une voix, qui me rappelle que derrière chaque fenêtre, il y a d’autres solitudes, d’autres vies. Parfois, je me surprends à imaginer une discussion complice, une vraie, avec une femme du coin, peut-être de la rue de la Paix ou du quartier Sainte-Foy. Pas une rencontre arrangée par une appli, non. Juste la douceur d’un échange au téléphone, où la voix seule suffit à créer une intimité rare.J’ai souvent ressenti une frustration ici, à Sélestat : l’atmosphère singulière de la ville, à la fois chaleureuse et un peu distante, rend les rencontres spontanées difficiles. Les regards se croisent, mais les mots restent souvent en suspens. C’est sans doute pour ça que j’ai fini par préférer la voix au téléphone. Elle efface le côté impersonnel des applis de rencontre, elle donne à la discussion une chaleur, une vérité qu’on ne trouve pas ailleurs.Il y a quelque chose de simple et de vrai dans ces appels, quand la voix de l’autre, timide ou rieuse, traverse la distance. On n’a pas besoin de se voir pour sentir la sincérité, pour deviner les sourires. Ici, à Sélestat, entre les pavés de la vieille ville et les lumières du quartier des Remparts, j’aime croire que la vraie rencontre commence par une voix, et qu’une simple discussion peut suffire à réchauffer la soirée.